Horreurs sans fin en Syrie, conflit sanglant en Égypte, violences continuelles en Irak : le Proche-Orient ne connait aucun répit. Soulèvements populaires, répression, attaques, confusion et chaos rythment le quotidien de cette région à bout de souffle.
Les évènements en cours en Égypte, ou en Syrie le montrent bien : l’appellation générique, et dorénavant contestée, de « printemps arabe », cache des réalités autrement plus complexes que les analyses simplistes doctement énoncées ici ou là.
Les prises de position de l’Occident irritent ; tantôt silencieux, tantôt bruyant, il peine à cacher son embarras et son impuissance. On dénonce sa vision biaisée des choses, on l’accuse de méjuger les réels enjeux moyen-orientaux. Entre l’Orient et l’Occident, l’incompréhension semble désormais totale.
Et comment ne pas évoquer la difficile situation des chrétiens orientaux ? Leur présence pluriséculaire n’a sans doute jamais été plus menacée. Le déchainement de violences dont ils sont victimes, – notamment en Égypte -, n’ont attiré de que molles condamnations de la communauté internationale. Étreints par la peur, menacés d’isolement, ces mêmes chrétiens militent pour le droit à l’existence, et revendiquent également, dans ces heures décisives, le droit à la parole.
Sa Béatitude le cardinal Béchara Rai, patriarche d’Antioche des Maronites, ne cache pas son pessimisme. Il s’exprime sur la situation générale au Proche-Orient, et en appelle au pape François, « seul homme à parler de Paix ». Seul le Saint-Siège peut « mettre fin à cette tragédie ».









