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C’est un nouveau coup dur pour l’Irak : moins d’un an après la chute de Mossoul, la ville de Ramadi, à seulement une centaine de kilomètres de la capitale Bagdad, est tombée à son tour dans les mains de l’État islamique.

Ces civils ont fui les combats de Ramadi. Ils attendent au check-point de Musaib, dans le sud-ouest de l'Irak (photo EPA).

Ces civils ont fui les combats de Ramadi. Ils attendent au check-point de Musaib, dans le sud-ouest de l’Irak (photo EPA).

Cette ville de 400 000 habitants, capitale de la province d’Al-Anbar, était en proie à d’âpres combats depuis plusieurs mois. Sa chute intervient alors que la reprise de la ville de Tikrit par l’armée irakienne, en mars dernier, avait au contraire laissé penser que le gouvernement de Bagdad pourrait se lancer dans une reconquête des territoires perdus.

Malgré la mobilisation internationale contre les djihadistes, l’État islamique continue à s’étendre sur l’Irak et la Syrie, renforçant son emprise sur les populations et sur les champs pétroliers et gaziers qui lui permettent de s’assurer une solide assise économique liée à la contrebande d’hydrocarbures.

Karim Pakzad, chercheur à l’IRIS (Institut des Relations Internationales et Stratégiques), estime que cette chute de Ramadi prouve que l’État islamique est plus puissant militairement que la plupart des Etats de la région, et donc que l’implication des milices chiites est indispensable pour le combattre.

 

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