Recherche par date
octobre 2026
D L M M J V S
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
Archives
Un débat animé : un jeune asiatique ou un pape de transition ?

Par Antonio Gaspari

Plus on s’approche du conclave, plus se multiplient les rumeurs sur les candidats susceptibles d’être élus pape. Les désirs des fidèles sont clairs. Les interviews, les blogs, les pensées librement exprimées sur Facebook et Twitter, révèlent une grande nostalgie d’un pape comme le jeune Jean-Paul II, un candidat humble et bon, grand communicateur, qui rencontre les gens partout dans le monde, qui fascine les jeunes et qui remplisse les places sur la planète.

Les trois urnes qui contiennent les votes d'élection du pape. L'urne de gauche est utilisée pour contenir les votes des cardinaux présents à la Chapelle sixtine, celle du centre contient les votes des cardinaux à la Maison Ste-Marthe pour des raisons de santé, enfin, la troisième contient les votes destinés à être brûlés en conclusion du processus de votation (photo CNS).

Les trois urnes qui contiendront les votes d’élection du pape. L’urne de gauche est utilisée pour contenir les votes des cardinaux présents à la Chapelle sixtine, celle du centre contient les votes des cardinaux à la Maison Ste-Marthe pour des raisons de santé, enfin, la troisième contient les votes brûlés en conclusion du processus de votation (photo CNS).

Très respectueux de Benoît XVI, les désirs s’expriment en faveur d’un pape solide et clair en matière de doctrine ; l’idéal serait un mélange entre l’enthousiasme et la joie de Jean-Paul II et un jeune Joseph Ratzinger.

Une donnée est commune à tous : les fidèles prient et invoquent l’Esprit-Saint pour que le prochain pape soit jeune, de corps et d’esprit. On veut oublier les souffrances passées, avec les dernières années d’agonie de Jean-Paul II et la renonciation de Benoît XVI.

Le peuple des croyants est patient et confiant dans l’œuvre de l’Esprit-Saint. Il se réjouira et remerciera le Seigneur pour le nouveau pape, mais il ne fait aucun doute que les attentes seraient un peu déçues s’il s’agissait d’un candidat de transition.

En termes de situation géopolitique, la décadence et les scandales en Europe et dans les pays anciennement évangélisés sont tels qu’il est peut-être temps de penser à un pape non européen. Sur le vieux continent, on manque de jeunes et de vocations, alors que celles-ci augmentent en Amérique latine, en Afrique et en Asie.

Le continent qui connaît le nombre le plus élevé de vocations et de baptêmes, où vivent le plus de jeunes et où le christianisme a d’énormes possibilités de diffusion est l’Asie. C’est aussi le continent qui est en train d’émerger comme superpuissance mondiale et où le christianisme pourrait offrir des solutions caritatives et humanisantes en réponse à un utilitarisme exacerbé, à un matérialisme qui nie la personne, aux politiques qui suppriment les petites filles. Un éventuel pape asiatique pourrait aussi trouver une solution au difficile rapport avec la Chine.

Certes, il s’agirait là d’un énorme saut en avant, un acte de courage qui situerait l’Église en avant de tout le monde. Ce fut ainsi pour le choix de Karol Woityla, le pape polonais qui a fait tant de bien à l’Église et au monde.

Un pape asiatique ferait énormément grandir le nombre de conversions et de pèlerins vers l’Église de Rome. A ce sujet, il faut se souvenir que la plus grande Journée mondiale de la jeunesse s’est tenue à Manille avec cinq millions de jeunes et que les Philippines sont le troisième pays au monde en nombre de catholiques. Moins que le Brésil et le Mexique, plus que les États-Unis et que l’Italie.

Il est vrai que nous nous trouverons face à un événement historique, mais la renonciation au pontificat du pape émérite Benoît XVI n’est-elle pas le signe d’une très grande discontinuité dans le but de renforcer et d’accélérer le processus de renouveau et de nouvelle évangélisation ?

Traduction d’Hélène Ginabat

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *