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Dans l’article précédent, nous avons vu que l’émergence de la terre ferme des eaux terrestres, le troisième jour, symbolise la trajectoire de la création, depuis les édits virtuels de la Parole créatrice jusqu’à la concrétude matérielle. « Dieu dit : “Que les eaux qui sont sous le ciel s’amassent en une seule masse et qu’apparaisse le continent” » (Gn 1, 9).

Bien que nulle part dans le récit il soit fait mention d’un quelconque concept de matérialité, ce verset laisse entendre implicitement que la matière est voulue par le Créateur. Une vérité ignorée par nombre de penseurs de l’Antiquité. Philosophes, mystiques, ascètes, religieux la jugeaient responsable des désordres dans l’univers. Pour le monde idéal auquel ils aspiraient, la matérialité était un obstacle, une entrave à l’essor spirituel, et même, une condition maudite dont il fallait s’évader pour se sauver de la souffrance et de la mort.

À l’encontre de telles idées pessimistes, la Genèse proclame que la matière est bonne ! « …et Dieu vit que cela était bon. »  Quelle révélation aux prodigieuses conséquences ! Et ce n’est pas tout. Cette troisième séquence du scénario de la création fait encore savoir que c’est sur la base de la matérialité que s’organise la VIE sur la Terre.

Dieu dit : “Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et des arbres fruitiers donnant sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence” et il en fut ainsi. La terre produisit de la verdure : des herbes portant semence selon leur espèce, des arbres donnant selon leur espèce des fruits contenant leur semence, et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : troisième jour » (Gn 1, 11-13).

Soulignons fortement que c’est « la terre » – soit, en définitive, la matière – qui est chargée de “produire” les espèces. Cette précision s’inscrit à contre-courant de la culture théologique traditionnelle selon laquelle le Créateur aurait créé les espèces à partir de rien… à coup de baguette magique en quelque sorte. Pour cette conception dépassée, pilotée plus par l’imagination que par la raison, Dieu aurait créé à l’origine les premiers spécimens des diverses espèces pour initialiser des chaines de reproduction jusqu’à nos jours.

Mais la Genèse contredit cette conception créationniste[1]. De fait, ce passage soutient que le Créateur assigne au terrestre (par opposition au céleste) la fonction de structurer les espèces végétales[2]. Ainsi, Dieu n’a pas créé un premier pommier, un premier chou, un premier épi de blé « portant semence » pour qu’ils se reproduisent ensuite d’eux-mêmes. Il a plutôt confié à la matérialité terrestre, dans le cadre des lois qui la détermine, la charge de produire les espèces.

Cette précision est capitale. Elle court-circuite l’erreur du créationnisme qui consiste à imaginer un créateur subsistant et agissant sur un même plan existentiel que sa création. Or, il n’existe aucune commune mesure entre l’Être Suprême et l’être créé. Un abîme ontologique les sépare. Pour former les organismes vivants à notre niveau planétaire, le Tout-puissant devrait renoncer à la Transcendance. Or, l’INFINI  ne pourrait pas s’insinuer dans l’espace et le temps sans subir les effets mortifères de la FINITUDE[3]. Il s’ensuit que l’Agir créateur passe nécessairement par des intermédiaires, des causes visibles et invisibles dites secondes ou efficientes, dont, entre autres, les conditions environnementales terrestres.

Voilà une autre révélation bouleversante. Elle renforce et confirme la légitimité du regard scientifique observant sur notre planète une évolution végétale et animale s’étalant sur des milliards d’années.

L’objection de la lettre

Pour un point de vue scientifique, toutefois, la création de la végétation ici fait problème. Interprété à la lettre, le texte biblique manifeste une invraisemblance. Comment la vie végétale aurait-elle pu surgir du sol le troisième jour, avant la création des astres le quatrième jour ? D’autant plus que les “jours” en question n’ont rien à voir avec une journée de 24 heures. Ils symbolisent une ère indéfinie[4]. « Mille ans sont à tes yeux comme le jour d’hier qui passe, comme une veille dans la nuit » (Ps 90, 4).

Faut-il mettre cette inexactitude sur le compte des limites culturelles de l’auteur ? Aurait-il ignoré que les « herbes » et les « arbres fruitiers » ont absolument besoin du soleil pour croître et se reproduire ? Très improbable ! Car même les humains les plus primitifs savent que les végétaux dépendent absolument de la lumière et de la chaleur pour se développer.

Et si cette apparente incohérence était intentionnelle ? Ici encore, la lettre doit être dépassée pour donner accès à la véritable signification du récit. Car l’astuce littéraire des “jours” de la création ne vise pas tant à illustrer des séquences temporelles qu’à mettre en relief la structure mise en place par le Créateur pour la construction de l’univers. Dans le 6e article, j’ai illustré schématiquement cette structure[5]. Elle révèle, en l’occurrence, que le règne végétal constitue le milieu vital dans lequel les animaux et les humains pourront être créés le 6e jour.

Les deux genèses

Ce troisième “jour”, donc, les premiers organismes vivants commencent à émerger de la matérialité terrestre. L’événement est grandiose ! Il marque l’entrée en scène d’une deuxième genèse créatrice, soit « la naissance de la  SUBSTANCE VIVANTE »[6].

Selon les scientifiques, il y a eu d’abord le “Big bang” de la MATIÈRE qui a propulsé l’expansion constante du cosmos depuis 13,7 milliards d’années. Vient ensuite le “Big bang” de la VIE qui poursuit son incomparable prolifération sur la Terre en une multitude d’espèces végétales et animales depuis quelque 4 milliards d’années. On peut comprendre que l’explosion vitale, pour humble et silencieuse qu’elle ait pu être en ses débuts, n’est pas de moindre ampleur dans ses conséquences que la première.

Et pour cause ! Dans l’ouvrage précité, je soutiens que le RÉEL est constitué de deux substances[7] d’une égale valeur : la substance matérielle et la substance vivante. Ces deux “étoffes” qui tissent la RÉALITÉ sont absolument distinctes. Elles travaillent en synergie tout en étant paradoxalement déterminées par des lois qui leur imposent des axes divergents de déploiement dans l’espace et le temps (voir l’illustration graphique ci-dessous, tirée de L’évolution de l’Alpha à l’Oméga).

trajectoire-de-la-substance-vivante

Depuis l’intense chaleur et densité de « l’atome primitif »[8], la substance matérielle subit une perte thermodynamique constante, un refroidissement appelé entropie, en conséquence de l’expansion cosmique.

La substance vivante, elle, accomplit un parcours inverse. Car c’est à partir de l’infime point microscopique d’une infinitésimale cellule vivante que le mystérieux fluide vital s’amplifiera au point de tout envahir. La VIE parviendra non seulement à couvrir notre planète mais elle colonisera la création tout entière au travers d’une humanité destinée à harnacher la matérialité. Ainsi, la substance vivante récupère l’énergie perdue par la substance matérielle dans sa chute entropique en s’élevant toujours plus vers la mystérieuse “source originelle d’énergie”. La MATIÈRE chute vers les ténèbres et le froid tandis que la VIE s’élève vers la lumière et la chaleur. Je compare cette double mouvance aux antipodes à une vigne qui s’accroche à un rocher escarpé et pousse sa ramure vers les hauteurs pour capter toujours plus de lumière (voir l’illustration graphique Les deux courbes, tirée de L’évolution de l’Alpha à l’Oméga).

 Mise en page 1

Symbolisme des deux règnes

C’est en gardant bien en tête les parcours inverses des deux substances fondamentales de la réalité que nous pouvons maintenant revoir ce 3e “jour” de la semaine créatrice. Il y est d’abord question de l’émergence du continent des eaux terrestres, comme je l’ai dit, qui signale la création de la MATIÈRE. Puis, vient la manifestation initiale de la VIE sur notre planète, soit la couverture de végétation. Lors donc que le scribe de la Genèse soutient que le règne végétal constitue le milieu dans lequel pourra s’épanouir le règne animal, il expose la genèse de la substance vivante. Il avance que le règne végétal est à la FORME ce que le règne animal est au CONTENU. En cette vision globale de la VIE réside la cohérence de son récit.

Cette représentation biblique est prégnante d’étonnantes inductions. Dans mon ouvrage, j’avance que la substance vivante, en tant que phénomène irréductible à la matière, extériorise, au travers de la structure végétale, les déterminismes du fluide vital. Tandis qu’elle intériorise ces mêmes déterminismes dans la structure animale et humaine. Si bien que c’est de l’observation du règne végétal que peuvent être déduites les lois qui balisent l’évolution biologique.

Tout organisme vivant, végétal ou animal, doit en quelque sorte parasiter l’autre substance, soit la matière, pour se maintenir et se développer. Ce qui différencie principalement les deux règnes, ce sont les organes adoptés par l’un et l’autre pour satisfaire ce besoin de nourriture.

Le végétal tire ses nutriments directement du sol. Ses organes d’assimilation de la matière, soit les racines, imposent la fixité à l’organisme. Toute la durée de sa vie, le végétal est captif de l’environnement dans lequel il a été semé. De plus, son enracinement demeure caché à l’observateur. Ce qui libère l’apparence de l’organisme de la fonction nourricière et fait que le végétal, par sa structure visible, extériorise le dynamisme vital qui l’anime. La croissance verticale entre terre et ciel, l’incontournable besoin de lumière et de chaleur, les cycles saisonniers, la floraison et la production de fruits, entre autres, manifestent autant de caractères essentiels de la substance vivante en elle-même et symbolisent la sphère qualitative[9] dans laquelle l’énergie vitale escalade la matérialité au travers de l’évolution des organismes.    

Les organes d’assimilation de la matière par l’animal, à l’inverse du végétal, sont observables. Ce sont les structures sensorielles qui, en mettant l’organisme en communication avec l’extérieur, imposent la mobilité de l’organisme. L’animal doit chercher sa nourriture pour vivre de sorte que sa forme physique et sa démarche sont déterminées surtout pour cette quête. Ce qui a pour conséquence le replie de la force vitale dans une zone d’intériorité, appelée “conscience”. Pour survivre, l’animal doit être conscient de son environnement.

Il en est de même pour l’être humain, sauf que sa conscience dépasse l’environnement immédiat pour s’étendre à l’univers tout entier. En raison de cet accès à l’universel, la conscience humaine, toute cachée qu’elle demeure dans la zone d’intériorité, n’en expose que plus intensément la nature de la substance vivante. Il s’ensuit que les images appropriées pour évoquer le vécu humain réfèrent spontanément au règne végétal. Par exemple, on dit d’un adolescent qu’il est dans la fleur de l’âge ou d’une personne mature qu’elle porte du fruit. Et encore, l’être humain est inévitablement marqué pour la recherche du bonheur. Mais son épanouissement ne dépend pas de l’extérieur. Il le trouve dans une conscience enracinée dans une culture permettant à la lumière et la chaleur du Soleil divin de le faire vivre et grandir entre Ciel et Terre. Si donc l’humain peut être vu comme un animal au plan physique, sa vie intérieure peut se comparer aux cycles de croissance d’une fleur ou d’un arbre. Animal à l’extérieur, végétal à l’intérieur ! Tel est ce qui caractérise la VIE humaine !

Les lois de la vie

Cette très sommaire présentation[10] du phénomène global de la VIE permet d’induire les deux grandes lois qui conditionnent le développement de la substance vivante dans la création tout entière. Aussi bien sur Terre qu’ailleurs dans le cosmos… s’il existe effectivement d’autres planètes dans l’univers aptes à accueillir la VIE.

D’abord, la “loi d’adaptation” qui réclame de tout organisme d’être configuré à la matérialité environnementale changeante pour se maintenir vivant. Cette exigence détermine l’axe horizontal de croissance. L’enracinement du végétal dans la terre en est le symbole. Généralement parlant, plus les racines sont étendues dans l’axe horizontal de croissance, plus la tige de la plante ou le tronc de l’arbre peut s’élever en hauteur dans l’axe vertical. Pour la vie animale, c’est l’adaptation à un territoire environnemental particulier qui détermine le degré qualitatif de la conscience intérieure.

Un constat qui nous amène sur le terrain de la deuxième loi de l’évolution. Car lorsque l’adaptation aux conditions de la matière (terrestre) est réussie, entre en jeu la “loi du dépassement” dans l’axe de l’espace (céleste) entre terre et ciel. Pour comprendre comment cette loi peut enclencher l’évolution, il importe de bien discerner les dimensions propres à chacune des substances.

L’espace-temps et le présent

La substance matérielle conditionne l’espace et le temps. Son expansion cosmique crée toujours plus d’espace ; elle crée aussi le temps car la matière est incessamment en mouvement d’un point à un autre. Sa vélocité est déterminée par une impulsion subie passivement au passé qui propulse sa mouvance vers le prochain choc accidentel qui déterminera son futur parcours.

La substance vivante, quant à elle, ne connaît  ni le passé ni le futur. Elle est un dynamisme, une force qui est toujours en acte au PRÉSENT. Pour vivre, tout organisme doit obligatoirement marcher sur le fil de rasoir du PRÉSENT. Car la perte du PRÉSENT équivaut à l’extinction. La mort  fait que l’unité organique est inévitablement vouée à la déstructuration. Il est cependant fatal que tout organisme aboutisse à une telle fin tragique. Car la substance vivante, depuis les tout débuts de son investissement de la matière, ne parvient pas d’emblée à maintenir indéfiniment une structure organique au PRÉSENT. Le poids que l’entropie de la matière exerce sur le tissu vivant finit par l’emporter sur la force vitale.

C’est pour pallier à cette fatalité que la substance vivante a inventé la reproduction. Cette stratégie biologique permet le maintien à long terme du lien entre VIE et MATIÈRE en dépit de l’échec de la mort des organismes individuels. La substance vivante peut ainsi poursuivre sa recherche d’une structure vitale permanente au travers d’une progéniture apte à prolonger, horizontalement et verticalement, la démarche vitale des prédécesseurs. Ce qu’elle accomplit en poussant les espèces à se dépasser pour échapper par en haut aux conditions éprouvantes de la matérialité. Ainsi se manifeste la “loi du dépassement” et se dessine la courbe verticale de la substance vivante en recherche, au travers de l’évolution des espèces, de la structure vivante pouvant s’établir dans le PERPÉTUEL PRÉSENT.

Primauté végétale

Ce bref tour d’horizon, branché sur des éléments de culture actuelle, peut paraître hors propos pour une lecture superficielle du texte biblique en cause. Mais ces notions philosophiques peuvent, en fait, prédisposer la cogitation méditative au saisissement de l’inspiration de l’Esprit Saint en se substituant aux limites culturelles du rédacteur. Car elles mettent ainsi en valeur le sens hautement significatif de la révélation divine en attribuant la précédence du végétal sur l’animal. Une primauté qui se répercute jusque dans la hiérarchie des valeurs humaines, comme nous le verrons lors de notre éventuelle scrutation du deuxième récit de la création[11].

Même pour un point de vue strictement scientifique, l’hypothèse que la VIE a d’abord adopté la fixité végétale avant d’acquérir la mobilité animale est crédible. C’est la conséquence du fait que le végétal tire sa nourriture directement de la matière, tandis que l’animal dépend, pour se nourrir, d’organismes qui ont déjà assimilé les nutriments minéralogiques du sol. C’est pourquoi l’animal n’aurait pas pu survenir en premier.

Certainement, c’est à cette inévitable dépendance que le scribe biblique fait allusion lorsqu’il signale que le Créateur donne la végétation en nourriture aux animaux et aux humains après avoir soutenu que le règne végétal constitue le milieu formel dans lequel le règne animal pourra se développer.

Dieu dit : “Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture. À toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes”, et il en fut ainsi. Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour » (Gn 1, 29-31).

À suivre : Le végétalisme biblique

 Notes

 [1] Le créationnisme rejette le concept d’évolution et lui oppose la création des espèces ex nihilo, prétendument fondée sur la Bible.

[2] Il en sera de même, le sixième jour, pour la “production” des animaux. « Dieu dit : “Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce” et il en fut ainsi » (v. 24).

[3] Le renoncement à la Transcendance, c’est exactement ce qui s’est produit lors de l’Incarnation de la deuxième Personne de la Sainte Trinité. Mais ce plongeon de la Divinité dans la finitude n’a pas été effectué pour accomplir la création mais en vue de la rédemption du genre humain. Pour l’accomplir, le Fils a embrassé pleinement la finitude humaine jusqu’à la douloureuse conséquence de la Croix.

[4] Pour le développement de cet argument, revoir le 6e article, intitulé Les “jours” de la création.

[5] La structure sous-jacente de la “semaine” créatrice dévoile le paradigme fondateur du créé. Pour contrer le VAGUE et le VIDE (tohu-bohu) de l’inimaginable antériorité universelle, la Parole créatrice énonce que les réalités, pour exister, doivent nécessairement AVOIR une FORME, soit un côté physique qui définit le “VAGUE” primordial, et elles doivent indissociablement  contenir de l’ÊTRE, soit une ESSENCE, pour combler le “VIDE” initial. Ainsi, le Créateur consacre les trois premiers jours à mettre en place des milieux FORMELS pouvant CONTENIR parallèlement les créatures des trois derniers jours.

[6] BOUCHARD, Paul, L’évolution de l’Alpha à l’Oméga, Éditions AC3M, 624 pages, disponible en formats papier (9,5” X 7”)  et numérique à http://www.ac3m.org/?page_id=6174). Dans cet ouvrage, la “substance vivante” désigne le phénomène global de la VIE planétaire.

[7] Op. cit. Voir le 8e entretien intitulé Les deux substances.

[8] Le chanoine catholique Georges Lemaître a été le premier astrophysicien à formuler l’hypothèse de « l’atome primitif » (en 1927) pour rendre compte de l’expansion constante du cosmos. Cette théorie, maintes fois démontrée expérimentalement depuis, a d’abord été parodiée sous le nom de « Big bang theory » (théorie du Grand boum) par le physicien britannique Fred Hoyle. C’est cette expression dérisoire qui a été retenue dans le milieu scientifique pour désigner très sérieusement la “naissance” de l’univers au temps zéro, un événement incompréhensible appelé « mur de Planck », qui a initialisé l’espace et le temps.

[9] Selon l’ouvrage précité, la substance vivante évolue dans un univers qualitatif sur la face invisible du RÉEL tandis qu’à l’antipode, la substance matérielle est quantifiable et se déploie sur la face visible.

[10] Pour une présentation plus élaborée, voir le 15e entretien de L’évolution de l’Alpha à l’Oméga, intitulé Les deux règnes.

[11] Chapitres 2 et 3 de la Genèse.

2 réponses à 14- La Genèse revisitée – La végétation

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